Nouvelle théorie de l'évolution

Nouvelle théorie de l'évolution

L’évolution c’est l’Etre. Nous ne sommes qu’évolution, jamais aucun état effectif et défini puisque tout bouge tout le temps, et que l’instant présent est nul.

Oui, l’instant présent est nul en durée, cela surprend quelqu’un ? S’il est nul en durée il est vide. Vide mais plein d’une potentialité infinie dont chaque manifestation n’est possible que dans l’espace et le temps, c’est-à-dire dans l’illusion et la mémoire, car toute manifestation est illusion et mémoire, jamais une réalité présente.

 

Il ne s’agit pas là d’affirmations gratuites ou de croyances, ou encore d’opinion. Ceux qui ont étudié la nouvelle Métaphysique, la Théorie de la Création Perpétuelle, ne peuvent avoir de doute à ce sujet. Les démonstrations sont irrévocables, tout comme la démonstration que le hasard ne peut avoir la moindre incidence à aucune niveau. Toute l’évolution est régie par un BUT unique et désormais parfaitement défini, et cela ne laisse aucune place au hasard.

 

C’est la découverte de ce But universel qui constitue l’essentiel de la révolution scientifique qui marquera les siècles futurs. Tous ceux qui l’ont étudiée, et ils sont déjà légion, le reconnaissent.

 

L’évolution est la poursuite de ce But, et chaque étape qui la constitue est à la fois discontinue (précisément définie dans un univers personnalisé, bien distincte de tous les autres) et néanmoins fractale (entre deux univers se situe une infinité potentielle d’autres univers imbriqués les uns dans les autres. L’évolution, qu’on peut assimiler à l’esprit, est continue, ses manifestations, qu’on peut assimiler à la « matière », sont discontinues.

 

En fait, il n’y a pas d’univers objectif. Il n’y a qu’une infinité d’univers personnels distincts, vécus à tous les niveaux de cette évolution.

 

Car, et on le démontrera abondamment, nous avons l’impression d’être plusieurs esprits ayant conscience d’un univers unique, alors qu’en réalité c’est exactement le contraire : nous sommes UN SEUL ESPRIT, un seul Etre, une seule évolution tirée par un seul But, créant et vivant une infinité d’univers individuels différents.

 

Chaque entité de la nature est le même esprit ayant une image spécifique de Soi, et vivant l’univers qui lui correspond. Nous parlons autant des humains, que des animaux, des végétaux, des minéraux, ou des particules atomiques, de même que tous les être qui se situent au-delà de l’humain et que nous ne percevons pas, contrairement à ceux qui sont en-deçà qui constituent notre mémoire, notre ego, notre univers.

 

A chaque niveau d’évolution, à chaque univers, correspond une perception de Soi, de la matière, de l’énergie, de l’espace-temps différente. Quand on a compris l’origine de l’esprit et de l’énergie, cela ne peut faire aucun doute. Il n’y a pas de matière réelle, juste des sensations différentes selon les niveaux d’évolution.

 

Même si chacun a son propre « niveau de conscience » (en fait niveau d’amour, on s’en expliquera en d’autres occasions) et vit donc une qualité spécifique de « matière », plus ou moins subtile, c’est-à-dire plus ou moins contraignante, deux hommes ont, bien sûr, pratiquement les mêmes sensations de leur univers. Et la « matière » avec laquelle ils ont affaire, est pratiquement la même. Les différences sont plus im­portantes selon les différents Règnes de la Nature.

 

Lorsque vous observez le monde, vous ne pouvez percevoir qu'une sorte de particules, parce que c'est votre monde. Chacune est constituée d'un effet de matière quasi identique. Il en est de même pour la vitesse de la lumière : sa limite est votre limite mentale. Pour l'homme, sa vitesse est de 300 000 kms par seconde, partout dans son univers, dans chaque chose qu'il observe. Chaque homme expérimente presque la même vitesse de la lumière. Presque. Mais si nous étions des minéraux, la vitesse de la lumière nous paraîtrait beaucoup plus faible. Les hommes sont incapables de la voir parce qu'ils ne sont pas au même niveau de conscience. Les minéraux évoluent beaucoup plus lentement que les hommes. Et si nous étions des « anges » (ou simplement des « Manassiens », on s’en expliquera plus tard), la vitesse de la lumière serait perçue comme beaucoup plus rapide. Nos uni­vers évolueraient beaucoup plus vite qu'aujourd'hui. Et l'es­pace et le temps offriraient moins de résistance. Nous pourrions traverser les murs et voyager dans le temps à volonté. Un jour nous le pourrons. Tout comme ceux qui furent des hommes avant nous le peuvent aujourd'hui.

 

Mais nous ne pouvons percevoir ces êtres trop rapides alors que nous pouvons percevoir tout ce qui est plus lent : animaux, végétaux, minéraux etc.

 

Chaque niveau de matière ou d'amour, ou de vitesse de la lumière, ou d'évolution, ou de l'esprit, existent en même temps : maintenant. Notre ego s'iden­tifie à ce qu'il accepte comme faisant partie intégrante de lui-même. En d'autres termes, avec ce dont il accepte de croire en l’existence : les minéraux, les végétaux, les animaux, les hommes, tout cela est très familier notre niveau d’esprit, et si nous y croyons, nous le voyons, et par la même occasion nous nous y identifions et comme nous devenons ce que nous contemplons, notre évolution est très lente et limitée. L’auto-confirmation est le propre de l’ego. C'est pourquoi nous ne voyons que notre passé, tout autour de nous : des pierres, des fleurs, des oiseaux. Mais nous ne percevons pas les « anges ». Nous ne pouvons pas voir notre futur. Bien sûr, si nous pouvions l'accepter, nous pourrions le vivre. Mon futur est ce que je refuse (puisque le zéro exclut l'infini vers lequel il tend, on verra cela dans d’autres articles). Je ne peux pas encore le vivre, et pourtant, il existe déjà.

 

Les particules atomiques des « anges » sont beaucoup plus subtiles que les nôtres. Mais elles sont toujours de la « matière », car elles évoluent aussi vers l'unité. L'esprit en évolution est toujours matérialisé sous une forme ou une autre, puisqu'il se donne des limites. On n’est jamais infini.

 

Regardons ce dessin de la Pyramide de l’Evolution :

 

"La Pyramide de l'évolution, Frank HATEM"

 

 

L'unité du Néant, le but, est l'UN au sommet de la pyramide de l'évolution. A la base, où la séparation entre zéro et l'infini est totale, les points bipo­laires sont en nombre infini. Un amour toujours grandis­sant permet l'évolution entre ces deux extrêmes, essayant de réunir zéro et l'infini. L'amour est un moyen d'inclure le monde extérieur à l'intérieur de soi. Donc, plus vous aimez, plus vous allez intégrer le monde extérieur. Partant, plus nous évoluons, « moins nous sommes nombreux ».

 

L'évolution est une concentration. Une concentration d'amour, d'énergie, de « matière ». Au départ, il y a un nombre infini de points dualistes pour constituer l’infini.  Sur un autre plan, il s’agit d’un nombre certes potentiellement infini, mais virtuellement très inférieur de particules dualistes, séparées par beaucoup de « vide » (en fait la même énergie moins concentrée). Les atomes constitués de ces particules sont évidemment virtuellement moins nombreux, même si potentiellement ils sont aussi en nombre infini. Constituant les astres de l’étage supérieur, ceux-ci sont forcément moins nombreux également. Les minéraux qui constituent ces astres sont répartis en ensembles ayant leur spécificité, et même en individus minéraux, toujours constitués du même esprit, dont la masse est toujours inférieure à l’étage en-dessous. Et ainsi de suite, il y a beaucoup moins de végétaux que de minéraux, parce qu'ils concentrent l'énergie du monde mi­néral. Les animaux intègrent les végétaux et sont donc en­core moins nombreux. Il faut beaucoup de végétaux (peu individualisés) pour faire un certain nombre d’animaux (beaucoup plus individualisés). De même, il faut beaucoup d'animaux pour faire un homme, et c'est pourquoi les hommes sont moins nombreux. Et il faut beaucoup d'hommes pour faire un Saint, et c'est pourquoi il n'y pas beaucoup de Saints. Et il y a encore moins d'anges, d'archanges, etc., jusqu'à ... Jus­qu'à ce qu’on appelle « Dieu » qui est UN, mais qui n’est jamais atteint et reste un but (et non un état) sans lequel il n’y aurait pas cette évolution.

 

L'évolution conduit à l'unité ab­solue, en commençant par la séparation absolue, mais cela ne se fait dans le temps qu’en apparence, en réalité tout cela est contemporain, du bas jusqu’au haut. Et dans un seul sens, il n’y a pas « d’involution ». Et le monde est la preuve vivante d'une concentration d'amour évolu­tive, qui veut que les espèces soient ce plus en plus com­plexes, mais comptent de moins en moins de spécimens. Car en fait, il n'y a qu'un seul esprit qui se croit éparpillé au départ, et finalement s'aperçoit qu'il est tout.

 

C’est l’amour, l’attraction, qui fait la concentration.

 

Cette nouvelle théorie de l'évolution n'est possible que parce qu'il y a un BUT, qui est l'unité du Néant, nul et infini. Sans ce but, il n'y aurait absolument aucune raison d'évoluer. Rien ne pousserait personne à continuer de vivre et à se défendre, rien ne pousserait les molécules à se rassembler, rien ne pousserait les espèces à progresser chaque fois qu'elles le peuvent, ou à s’adapter. Pour s’adapter, il faut des raisons de subsister. Sans but, pas de vie, car pas d’énergie.

 

C’EST TOUJOURS LE BUT QUI FAIT L’ENERGIE.

 

C’est pour cela qu’il était impossible de comprendre l’origine et la nature de l’énergie universelle tant que le But universel n’était pas discerné.

 

Et sans ce but, il serait ab­solument impossible de dire qu'une espèce est plus évoluée qu'une autre : il n'y aurait aucun modèle, aucune idée de perfection et de comparaison. Le simple fait que nous ayons inventé le concept de l'évolution, prouve que dans notre esprit inconscient, nous savons qu'il y a un but, et ce qu'est ce but. Même si notre mental conscient feint de l’ignorer par commodité. Ou par peur.

 

L'évolution physique (de la particule à l'homme) et l'évolution spirituelle (de l'homme à « Dieu ») est une seule et même démarche pour L'être en devenir vers lui-même. Au début, comme il a peur de la solitude, il n'est pas conscient. Il est complètement endormi et il essaie de se sentir le plus « nombreux » possible. Mais au fur et à mesure de ses expé­riences de la vie, il va aimer davantage, il va intégrer davan­tage le monde extérieur et les espèces à l’intérieur de lui, et il va avoir de plus en plus conscience qu'il est « Dieu », qu'il est tout. Finalement, il est bien obligé d'admettre qu'il est tout seul. Tout comme l'a admis Jésus-Christ, par exemple. Son corps est le monde entier. La compassion universelle en découle.

 

Et l’homme dans tout ça ? Comment il gère ? Eh bien c’est précisément ce dont on parlera dans notre prochain article : QU’EST-CE QUE L’HOMME ?

 

 

Vous devez être connecté, pour ajouter un commentaire.

Connexion / Inscription