L'esprit est-il issu de la matière, ou la matière est-elle issue de l'esprit ?

L'esprit est-il issu de la matière, ou la matière est-elle issue de l'esprit ?

On ne va pas tourner autour du pot : si on prétend souvent que le « bon sens » ne doit pas avoir cours en Science, parce que les théories confinent à l’absurde, c’est tout simplement parce qu’on est dans l’erreur. Car si on doit renoncer au bon sens, il faut renoncer simplement à réfléchir et à faire des mathématiques entre autres. Il faut choisir : ou bien on y renonce totalement et alors plus aucune théorie ne peut être construite, aucune conclusion ne pouvant être tirée d’aucune observation, ou bien on l’accepte totalement.

 

Les faits sont là : avec le bon sens on peut aboutir. Car il n’ a plus de mystère de l’univers. Mais sans bon sens, avec des théories sans lien avec la réalité (comme par exemple des particules censées avoir des charges positives, négatives ou neutres, on s’en expliquera), on ne peut que s’enfoncer dans l’absurde, et c’est ce qui se passe, même si sur le plan technologique on peut parvenir à des résultats. En effet, il n’y a pas besoin de comprendre la gravitation pour lancer des satellites artificiels. Il suffit d’être bon en calcul. Tout comme il n’est pas nécessaire de savoir ce qu’est le feu pour faire cuire un œuf.

 

Il y a des raisons au fait de détester le bon sens. C’est les conclusions souvent difficiles à accepter auquel il mène. Car le bon sens nous met face à notre réalité, et on n’aime pas cela.

 

Ainsi, le plus important se situe dans la question : est-ce que l’univers, la matière, est issu de l’esprit, ou au contraire est-ce l’esprit qui est issu de la matière ?

 

C’est une question essentielle parce qu’elle détermine la démarche scientifique qui va permettre de comprendre qui on est, d’où on vient et pourquoi. Qui est l’essentiel des préoccupations spécifiquement humaines, à un moment ou un autre de nos existences, et depuis la nuit des temps. Il faut bien croire que cela sert à quelque chose de comprendre.

Effectivement, comme dit l’historien des sciences Ervin Laszlo : « rien n’est plus fécond pour l’homme qu’une vision juste de l’univers »

 

Et on comprend aisément pourquoi l’humanité tourne en rond dans ce domaine depuis si longtemps : elle s’évertue à croire que l’esprit (donc la conscience, le fait d’observer un univers) est issu de l’univers lui-même, et donc de la matière, et ce faisant elle construit sa science en général sur l’objectivité, le matérialisme, la réalité extérieure dont SOI dépend et serait issu.

 

C’est évidemment confortable, cela évite de se sentir seul et responsable, mais c’est une erreur totale et de toute évidence, cette erreur mène depuis des millénaires à l’incompréhension et à l’ignorance. Personne n’a jamais pu expliquer l’esprit à partir de l’univers ou de l’atome, et ce n’est pas demain la veille.

 

A l’inverse, tous ceux qui font preuve de bon sens à la place de la peur de soi, se rendent à l’évidence : la conscience est première, l’univers n’en est que la conséquence. Bien entendu, certains bondissent outragés à la lecture de ce qu’ils considère comme une ineptie presque criminelle. Mais c’est pourtant la stricte vérité, très facile à démontrer, contrairement aux hypothèses auxquelles ils sont attachés.

 

En effet, pour s’en assurer, il suffit de se poser une question fondamentale à laquelle la réponse est immédiate et de bon sens :

EST-CE QUE JE PEUX AVOIR CONSCIENCE

DE QUELQUE CHOSE QUI NE SOIT PAS dans MA CONSCIENCE ?

 

Est-ce que je peux avoir conscience de quelque chose qui ne soit pas DANS ma conscience ? Evidemment la réponse est NON. Il n’y en a pas d’autre et elle est définitive. On peut certes, toujours pour se rassurer, vouloir prétendre le contraire, mais il ne faut pas s’étonner ensuite d’aboutir à des conclusions absurdes comme le « Big Bang » brutal et incontrôlé créateur d’équilibre, de beauté et d’évolution, ou à une science qui établit comme une Loi que le bon sens est interdit, ou que seul le hasard justifie l’Etre au bout du compte.

 

Alors cela change tout. Si tout est dans la conscience, il est vain d’étudier l’univers comme un objet réel indépendant de la conscience, ou croire en la matière. Il s’agit au contraire de comprendre d’abord le processus de conscience, et comprendre pourquoi cet esprit prend forme atomique et universelle, PUISQUE C’EST BIEN DE CELA QU’IL S’AGIT : l’univers, la matière est la forme de la conscience, ce ne sont nullement des « objets » de conscience.

 

On a toujours le droit d’avoir un doute, et de vouloir absolument qu’une matière sans objectivité possible soit issue du hasard avant tout acte de conscience. Outre qu’on se placera en contradiction avec l’expérimentation quantique, mais c’est un détail, mais on sera bien obligé tôt ou tard de constater que cette approche n’aboutit à rien, qu’on ne sait toujours pas ni ce qu’est la matière ni ce qu’est l’esprit, alors que la position inverse, celle du bon sens, permet non seulement de comprendre ce qu’est la matière et comment elle naît, mais aussi, et très simplement, d’où vient l’esprit, comment et pourquoi naît la conscience à chaque instant. Car puisqu’on est dans le bon sens, on n’a pas le droit de constater la conscience, toute conscience ailleurs que DANS L’INSTANT PRESENT.

 

Cette attitude juste conduira évidemment à bien des remises en cause, parfois douloureuses au niveau de l’ego, mais tellement fécondes qu’on ne regrettera pas une seconde d’avoir renoncé au confort des apparences trompeuses.

 

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